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Evolution du prix de l’électricité et du gaz naturel en 2026 : Quelles sont les dernières tendances ?

Le marché de l’énergie montre des signes de fébrilité en 2026, avec une tendance à la hausse des prix après une année de baisse. Les conditions géopolitiques du premier trimestre 2026 génèrent une volatilité accrue. Dans ce contexte instable, le recours à un courtier en énergie devient essentiel pour sécuriser les achats et maîtriser les coûts.

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L’essentiel de l’actualité gaz et électricité – Avril 2026

A retenir :

  • L’échec des pourparlers et le blocus américain des ports iraniens font rebondir le pétrole au-delà des 100 $/baril.
  • L’approvisionnement mondial en GNL est durablement amputé par l’indisponibilité prolongée de 17 % des capacités qataries.
  • Les prix de l’électricité baseload résistent (CAL27 à 55 €/MWh), tandis que le marché Spot chute grâce à une forte production nucléaire et renouvelable.
  • Selon l’AIE, cette crise historique devrait accélérer massivement le déploiement mondial du renouvelable et du nucléaire.

Évolution des prix de l’électricité en 2026

Date du jourPrix du jour (€/MWh)Évolution prix Spot
(vs mois dernier)
13 avril 2026178,18-56,8%
Prix de l’électricité spot au 13 avril 2026

En 2026, la relative stabilité observée sur le marché de l’électricité en début d’année a été balayée par la crise géopolitique majeure au Moyen-Orient. Si les prix de gros Spot ont subi une extrême volatilité, grimpant en flèche au début du conflit, ils ont connu une forte correction mi-avril (autour de 178 €/MWh) à la faveur d’une demande saisonnière contenue et d’une forte production éolienne. Le principal rempart contre la flambée des prix reste cependant la très bonne disponibilité du parc nucléaire français, qui s’établit à près de 86 %.

EDF maintient une production nucléaire rassurante, incluant désormais l’EPR de Flamanville pleinement en service, ce qui renforce la résilience du système français face aux chocs externes. Cette amélioration structurelle de l’offre, couplée au nouveau cadre de régulation post-ARENH, permet aux prix à terme de faire preuve d’une certaine résistance : le contrat baseload CAL27 se stabilise autour des 55 €/MWh. Néanmoins, ces contrats de long terme intègrent désormais une solide prime de risque géopolitique.

Pour les consommateurs, la bonne santé du parc national permet d’amortir le choc sur les marchés de gros. La Commission de Régulation de l’Énergie (CRE) surveille l’impact de cette nouvelle donne mondiale sur le Tarif Réglementé de Vente, dont l’évolution dépendra de la durée du conflit. Parallèlement, la facture finale des entreprises reste structurellement grevée par le maintien des taxes et la hausse des tarifs d’acheminement, dans un contexte où la sécurité d’approvisionnement s’impose à nouveau comme la priorité absolue.

Évolution des prix du gaz naturel en 2026

Date du jourPrix du jour
PEG Y+1 – 2027 (€/MWh)
Évolution prix PEG
(vs mois dernier)
10 avril 202634,52

-4,43%
Prix PEG gaz au 10 avril 2026

Après une entame d’année 2026 exceptionnellement détendue, le marché du gaz européen a basculé dans une zone de fortes turbulences suite à l’escalade militaire au Moyen-Orient et au blocus maritime imposé par les États-Unis. Le TTF Spot s’établit désormais autour des 49 €/MWh à la mi-avril, reflétant une vulnérabilité inquiétante : les stocks européens s’affichent à seulement 28 % en sortie d’hiver, tandis que l’approvisionnement mondial en GNL subit des chocs historiques.

La courbe des contrats à terme s’est éloignée de ses plus bas. Le contrat baseload PEG CAL27 s’échange autour de 34,50 €/MWh, le marché intégrant un déficit structurel durable. La destruction de 17 % des capacités d’exportation de GNL du Qatar (qui nécessiteront 3 à 5 ans de réparations), les pannes en Australie et le gel du trafic maritime dans le détroit d’Ormuz exacerbent la concurrence avec l’Asie pour capter les volumes restants. Dans ce contexte de raréfaction de l’offre et d’incertitude géopolitique, la facture des entreprises est vouée à s’alourdir, d’autant que les coûts d’acheminement et la fiscalité énergétique (notamment la TICGN) limitent la flexibilité financière des consommateurs finaux.

Bilan 2025 : Une année de transition majeure

L’année 2025 aura été marquée par plusieurs tendances structurelles majeures :

Électricité : Retour de la France comme premier exportateur net d’Europe avec un record de production nucléaire (333,3 TWh sur 11 mois). L’atteinte des 100% de puissance par Flamanville le 14 décembre symbolise la renaissance du nucléaire français après des années difficiles.

Gaz : Baisse continue des prix avec le TTF atteignant ses plus bas niveaux depuis 19 mois (27 €/MWh). L’Europe a réussi sa diversification post-Russie avec les importations russes passant de 45% (2021) à 12% (2025), bientôt 0% (fin 2027).

Climat : L’année 2025 devrait être la plus chaude jamais enregistrée, dépassant pour la première fois le seuil de +1,5°C de l’Accord de Paris. La COP30 à Belém a été marquée par des divisions persistantes sur le financement climatique et les objectifs de réduction.

Géopolitique : Les tensions USA-Chine se sont apaisées avec l’accord commercial d’octobre, mais de nouvelles incertitudes émergent avec le Venezuela. Les pourparlers de paix Ukraine-Russie avancent lentement avec l’objectif d’un accord avant Noël porté par Trump.

Historique 2025 du marché de l'électricité et du gaz

Prix de l’électricité et du gaz : que prévoir pour 2026 et au-delà ?

La nouvelle donne pour l’électricité après l’ARENH

L’année 2026 sera marquée par la fin du dispositif de l’Accès Régulé à l’Électricité Nucléaire Historique (ARENH) au 31 décembre 2025. Cette étape majeure va exposer intégralement les consommateurs aux prix de marché.

Les prix de l’électricité baseload pour 2026 s’établissent actuellement entre 58 et 70 €/MWh. Cette fourchette reflète l’équilibre entre la disparition de l’ARENH, le niveau de production nucléaire attendu (avec une trajectoire de disponibilité autour de 73 % pour 2026-2028), le développement des renouvelables, et l’évolution des prix du gaz et du CO2. La CRE estime d’ailleurs le coût complet de production du nucléaire historique entre 60,3 €/MWh pour 2026-2028 et 63,4 €/MWh pour 2029-2031. Ces chiffres illustrent le niveau structurel des coûts de l’énergie en France post-ARENH.

Bien qu’un nouveau mécanisme de régulation des prix nucléaires soit prévu pour succéder à l’ARENH, les marchés anticipent une plus forte volatilité. En effet, une part bien plus importante de l’électricité sera désormais tarifée au prix du marché de gros.

Le gaz sur une pente baissière, mais sensible aux chocs

Pour le gaz, la tendance est plus favorable, avec un prix moyen de 29,87 €/MWh pour 2026. Cette décrue reflète l’expansion mondiale du Gaz Naturel Liquéfié (GNL) et une demande européenne modérée, soutenue par des efforts de sobriété et un niveau de stockage élevé. Les contrats à terme confirment cette orientation long terme : ils prévoient des prix qui pourraient s’établir autour de 23 à 24 €/MWh d’ici 2030.

Malgré ces tendances encourageantes à moyen et long terme, la volatilité reste omniprésente. Tout incident technique, tension géopolitique majeure (particulièrement concernant les approvisionnements mondiaux de GNL) ou vague de froid peut faire basculer les marchés rapidement et entraîner des pics de prix imprévus. Sécuriser votre budget énergétique en 2026 nécessitera donc une stratégie d’achat réactive et bien informée.

La crise énergétique de 2022 : un choc pour l’Europe

La crise énergétique de 2022 a résulté de facteurs géopolitiques et structurels. Elle a provoqué une envolée des prix de l’énergie. La guerre en Ukraine, déclenchée en février par l’invasion russe, a réduit fortement les livraisons de gaz vers l’Europe. Face à cette coupure, les pays européens, très dépendants de la Russie, ont dû trouver rapidement des alternatives. Cette recherche d’approvisionnement a entraîné une hausse spectaculaire des prix du gaz naturel sur les marchés internationaux.

Le défi du nucléaire français en plein cœur de la crise

En France, la crise a été amplifiée par des difficultés liées à la production nucléaire. En novembre 2022, RTE a exprimé ses inquiétudes sur l’équilibre entre l’offre et la demande d’électricité durant l’hiver. Le redémarrage des centrales a été lent, retardé par des travaux de maintenance et des mouvements sociaux. Cette situation a réduit la disponibilité électrique et accru le risque de coupures. Pour compenser, la France a dû importer davantage d’énergie. Ces achats ont alourdi la facture énergétique et aggravé le déficit, estimé à 68 milliards d’euros.

Des mesures d’urgence face à une situation volatile

Face à la hausse des coûts énergétiques pour les ménages et les entreprises, le gouvernement français a réagi. Il a instauré plusieurs mesures de soutien. En décembre 2022, des aides financières spécifiques ont été mises en place pour alléger les factures. Le gouvernement a aussi encouragé la sobriété énergétique. Fin novembre, les prix de l’électricité ont temporairement baissé grâce à une météo clémente et des stocks de gaz élevés. Mais la situation restait fragile. Une vague de froid aurait pu raviver la tension sur le réseau électrique. Cela montrait la vulnérabilité persistante du système énergétique européen.

FAQ sur l’actualité de l’électricité et du gaz naturel

Prix du gaz en Europe

Quels sont les prix du gaz naturel en avril 2026 ?

Au 10 avril 2026, le prix du PEG (Point d’Échange Gaz) s’établit à :
42,67 €/MWh pour une livraison en mai 2026 (M+1)
42,81 €/MWh pour le troisième trimestre 2026 (Q+1)
34,52 €/MWh pour 2027 (Y+1)

Quels sont les prix des contrats d’électricité en avril 2026 ?

Au 13 avril 2026, le prix du MWh d’électricité est fixé à 178,18 € sur le marché de gros (Spot).

Le prix de l’électricité va-t-il baisser en 2026 ?

Une véritable baisse des prix en 2026 semble très compromise face à l’ampleur de la crise gazière mondiale. Avec un marché spot qui a explosé de 97 % en un mois (à plus de 181 €/MWh) et des contrats à terme en forte hausse (CAL27 à 58,5 €/MWh), la flambée du gaz tire mécaniquement l’ensemble des tarifs électriques européens vers le haut. Bien que la France bénéficie d’une solide production nucléaire, nos lignes d’exportation sont saturées, ce qui nous expose inévitablement aux tensions de nos voisins qui utilisent encore massivement le gaz pour s’éclairer et se chauffer. Dans ce contexte hautement instable, nous vous conseillons de fuir le marché spot et de verrouiller rapidement vos budgets à terme pour ne pas subir ces hausses en cascade.

Le prix du gaz naturel va-t-il baisser en 2026 ?

Une baisse significative à court ou moyen terme est très improbable en raison de la guerre au Moyen-Orient. Le blocage de facto du détroit d’Ormuz et l’arrêt des exportations qataries de GNL, qui amputent l’Europe de 15 % de ses approvisionnements, maintiennent une pression haussière extrême sur le marché. Même si des températures clémentes allègent temporairement la demande, la concurrence féroce avec les pays asiatiques pour capter les sources alternatives va continuer de soutenir les prix. Dans ce climat d’incertitude majeure, où les stocks européens ont chuté à 31 %, spéculer sur une accalmie rapide est particulièrement risqué : nous vous recommandons vivement de sécuriser vos volumes à terme dès maintenant pour protéger votre budget contre cette volatilité historique.

Marché et indices du gaz

Quel est l’impact de la fin de l’ARENH sur les prix en 2026 ?

L’ARENH a pris fin le 31 décembre 2025. Il est remplacé par le Versement Nucléaire Universel (VNU), avec un prix moyen visé autour de 70 €/MWh sur 15 ans. Ce mécanisme cherche à concilier rentabilité du parc nucléaire et protection des consommateurs : si les prix de gros flambent, une redistribution partielle des revenus d’EDF sera prévue.

Quelle différence entre les prix spot et les prix baseload ?

Les prix spot concernent les livraisons immédiates et sont très volatils, sensibles à la météo ou aux incidents. Les prix baseload, à terme, couvrent les livraisons futures et reflètent les tendances du marché, essentiels pour sécuriser l’approvisionnement des entreprises.

Pourquoi le prix du CO2 impacte-t-il les prix de l’électricité ?

Les producteurs d’électricité fossile doivent acheter des quotas carbone pour chaque tonne émise. Ce coût se répercute sur les prix de gros. Quand le prix du CO2 augmente, les centrales thermiques deviennent plus coûteuses, ce qui fait monter l’électricité. À l’inverse, une baisse du CO2 réduit les coûts de production et exerce une pression à la baisse sur les prix.

Stratégie pour les entreprises

Comment les entreprises peuvent-elles se protéger contre la volatilité des prix de l’énergie ?

Face à la fin de l’ARENH et à l’exposition aux prix de marché, plusieurs stratégies sont clés. L’achat à terme sécurise les volumes et protège contre les pics spot. Faire appel à un courtier optimise la stratégie, anticipe la réglementation et négocie les meilleures conditions. La diversification énergétique, comme l’autoconsommation solaire ou biogaz, réduit la dépendance aux marchés. Un suivi actif des tendances permet d’ajuster les achats au bon moment. Enfin, améliorer l’efficacité énergétique reste le levier le plus rentable pour maîtriser ses coûts.

Influence de l’actualité géopolitique sur le marché du gaz

La Russie exporte-elle encore son pétrole ?

Oui. Malgré les sanctions, la Russie expédie encore près de 4,2 Mb/j, essentiellement vers la Chine et l’Inde (75% des volumes). Ces pays profitent de tarifs préférentiels et ne prévoient pas de réduire leurs achats à court terme, malgré la pression diplomatique américaine.

Qu’est ce que la crise énergétique de 2022 ?

La crise énergétique de 2022 a provoqué une forte hausse des prix en Europe. La guerre en Ukraine et la baisse de production nucléaire en France ont créé une pénurie. Les coûts de l’électricité et du gaz ont fortement augmenté, impactant entreprises et ménages. Des mesures d’urgence ont été mises en place pour y faire face.

Qu’est-ce que l’OPEP+ et pourquoi ses décisions impactent-elles les prix de l’énergie ?

L’OPEP+ (OPEP et alliés, dont la Russie) contrôle 40 % de la production mondiale. Ses décisions influencent directement les prix du pétrole. En octobre 2025, le groupe a augmenté sa production de 137 000 barils/jour, après avoir ajouté 2,5 millions depuis avril pour reconqu