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Evolution du prix de l’électricité et du gaz naturel en 2026 : Quelles sont les dernières tendances ?

Le marché de l’énergie montre des signes d’apaisement en 2025, avec une tendance à la baisse des prix après deux ans de fortes tensions. Toutefois, la volatilité persiste, nourrie par les incertitudes géopolitiques et climatiques. Dans ce contexte instable, le recours à un courtier en énergie devient essentiel pour sécuriser les achats et maîtriser les coûts.

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L’essentiel de l’actualité gaz et électricité – Janvier 2026

A retenir :

  • L’électricité baseload s’inscrit en baisse à 49,47 €/MWh (CAL27), malgré une consommation nationale qui a franchi le cap des 90 GW sous l’effet du froid. Les prix spot restent élevés mais se détendent par rapport aux sommets de début d’année.
  • Le marché du gaz est stable sur le long terme (CAL27 à 23,98 €/MWh). Si le froid stimule la demande immédiate (hausse du TTF DA), l’offre de GNL record et la perspective de nouveaux investissements massifs dans les infrastructures aux USA stabilisent les échéances futures.
  • Le carbone amorce une baisse à 82,85 €/t, après avoir frôlé les 89 €/t fin décembre. Les volumes d’échanges restent toutefois sous pression face aux revenus records de mise aux enchères en 2025.
  • Le pétrole Brentremonte légèrement à 62,98 $/baril. Le marché réagit aux annonces de Donald Trump sur la prise de contrôle dupétrole vénézuélien, tout en restant prudent face au mauvais étatdes infrastructures locales.

Évolution des prix de l’électricité en 2026

Date du jourPrix du jour (€/MWh)Évolution prix Spot
(vs mois dernier)
12 janvier 2026128,21+3,6%
Prix de l’électricité spot au 12 janvier 2026

En 2026, le marché de l’électricité reste moins tendu qu’au plus fort de la crise, même si les prix de gros se sont éloignés des points bas de 2025, avec un spot moyen autour de 90 €/MWh en janvier sur Epex Spot France. La demande reste contenue, la production nucléaire se normalise et les capacités renouvelables poursuivent leur montée en puissance, ce qui contribue à limiter les risques de flambée des prix.

EDF maintient pour 2026 une production nucléaire dans une fourchette de 350 à 370 TWh, en incluant désormais l’EPR de Flamanville pleinement en service, ce qui renforce la disponibilité du parc français. Cette amélioration structurelle de l’offre s’accompagne de la fin de l’ARENH et de la mise en place du nouveau cadre de régulation du nucléaire (contrats de long terme), qui devraient ancrer le coût complet entre 60 et 65 €/MWh sur la période 2026‑2030.​

Pour les consommateurs, le Tarif Réglementé de Vente d’électricité devrait rester globalement stable lors de la révision de février 2026, la CRE n’anticipant pas de « flambée » malgré la nouvelle architecture post‑ARENH. Une hausse modérée, de l’ordre de l’inflation majorée d’un point, est toutefois envisagée à l’été 2026, alors que les taxes et tarifs d’acheminement continuent de peser dans la facture finale.​

Évolution des prix du gaz naturel en 2026

Date du jourPrix du jour PEG Q+1 (€/MWh)Évolution prix PEG
(vs mois dernier)
09 janvier 202623,98-1,60%
Prix PEG gaz au 09 janvier 2026

Après les fortes volatilités des années précédentes, les prix du gaz en Europe se sont nettement détendus, avec un TTF autour de 28–30 €/MWh début janvier 2026, soit près de 40% de moins qu’il y a un an. Cette détente reflète des stocks européens restés bien remplis à l’issue de l’hiver précédent, la montée en puissance du GNL mondial et une demande industrielle toujours en retrait.

Les contrats à terme indiquent des prix 2026 proches de leurs plus bas historiques, avec un TTF CAL26 autour de 26 €/MWh, tandis que les produits plus longs (2030) restent orientés à la baisse, portés par l’abondance attendue de GNL et le développement accéléré des énergies renouvelables. Malgré ce contexte plus favorable sur le marché de gros, la facture des entreprises reste pénalisée par des coûts d’acheminement en hausse et par la fiscalité énergétique (notamment la TICGN), ce qui limite la pleine transmission de la baisse des prix de marché aux contrats finaux.

Bilan 2025 : Une année de transition majeure

L’année 2025 aura été marquée par plusieurs tendances structurelles majeures :

Électricité : Retour de la France comme premier exportateur net d’Europe avec un record de production nucléaire (333,3 TWh sur 11 mois). L’atteinte des 100% de puissance par Flamanville le 14 décembre symbolise la renaissance du nucléaire français après des années difficiles.

Gaz : Baisse continue des prix avec le TTF atteignant ses plus bas niveaux depuis 19 mois (27 €/MWh). L’Europe a réussi sa diversification post-Russie avec les importations russes passant de 45% (2021) à 12% (2025), bientôt 0% (fin 2027).

Climat : L’année 2025 devrait être la plus chaude jamais enregistrée, dépassant pour la première fois le seuil de +1,5°C de l’Accord de Paris. La COP30 à Belém a été marquée par des divisions persistantes sur le financement climatique et les objectifs de réduction.

Géopolitique : Les tensions USA-Chine se sont apaisées avec l’accord commercial d’octobre, mais de nouvelles incertitudes émergent avec le Venezuela. Les pourparlers de paix Ukraine-Russie avancent lentement avec l’objectif d’un accord avant Noël porté par Trump.

Historique 2025 du marché de l'électricité et du gaz

Prix de l’électricité et du gaz : que prévoir pour 2026 et au-delà ?

La nouvelle donne pour l’électricité après l’ARENH

L’année 2026 sera marquée par la fin du dispositif de l’Accès Régulé à l’Électricité Nucléaire Historique (ARENH) au 31 décembre 2025. Cette étape majeure va exposer intégralement les consommateurs aux prix de marché.

Les prix de l’électricité baseload pour 2026 s’établissent actuellement entre 58 et 70 €/MWh. Cette fourchette reflète l’équilibre entre la disparition de l’ARENH, le niveau de production nucléaire attendu (avec une trajectoire de disponibilité autour de 73 % pour 2026-2028), le développement des renouvelables, et l’évolution des prix du gaz et du CO2. La CRE estime d’ailleurs le coût complet de production du nucléaire historique entre 60,3 €/MWh pour 2026-2028 et 63,4 €/MWh pour 2029-2031. Ces chiffres illustrent le niveau structurel des coûts de l’énergie en France post-ARENH.

Bien qu’un nouveau mécanisme de régulation des prix nucléaires soit prévu pour succéder à l’ARENH, les marchés anticipent une plus forte volatilité. En effet, une part bien plus importante de l’électricité sera désormais tarifée au prix du marché de gros.

Le gaz sur une pente baissière, mais sensible aux chocs

Pour le gaz, la tendance est plus favorable, avec un prix moyen de 29,87 €/MWh pour 2026. Cette décrue reflète l’expansion mondiale du Gaz Naturel Liquéfié (GNL) et une demande européenne modérée, soutenue par des efforts de sobriété et un niveau de stockage élevé. Les contrats à terme confirment cette orientation long terme : ils prévoient des prix qui pourraient s’établir autour de 23 à 24 €/MWh d’ici 2030.

Malgré ces tendances encourageantes à moyen et long terme, la volatilité reste omniprésente. Tout incident technique, tension géopolitique majeure (particulièrement concernant les approvisionnements mondiaux de GNL) ou vague de froid peut faire basculer les marchés rapidement et entraîner des pics de prix imprévus. Sécuriser votre budget énergétique en 2026 nécessitera donc une stratégie d’achat réactive et bien informée.

La crise énergétique de 2022 : un choc pour l’Europe

La crise énergétique de 2022 a résulté de facteurs géopolitiques et structurels. Elle a provoqué une envolée des prix de l’énergie. La guerre en Ukraine, déclenchée en février par l’invasion russe, a réduit fortement les livraisons de gaz vers l’Europe. Face à cette coupure, les pays européens, très dépendants de la Russie, ont dû trouver rapidement des alternatives. Cette recherche d’approvisionnement a entraîné une hausse spectaculaire des prix du gaz naturel sur les marchés internationaux.

Le défi du nucléaire français en plein cœur de la crise

En France, la crise a été amplifiée par des difficultés liées à la production nucléaire. En novembre 2022, RTE a exprimé ses inquiétudes sur l’équilibre entre l’offre et la demande d’électricité durant l’hiver. Le redémarrage des centrales a été lent, retardé par des travaux de maintenance et des mouvements sociaux. Cette situation a réduit la disponibilité électrique et accru le risque de coupures. Pour compenser, la France a dû importer davantage d’énergie. Ces achats ont alourdi la facture énergétique et aggravé le déficit, estimé à 68 milliards d’euros.

Des mesures d’urgence face à une situation volatile

Face à la hausse des coûts énergétiques pour les ménages et les entreprises, le gouvernement français a réagi. Il a instauré plusieurs mesures de soutien. En décembre 2022, des aides financières spécifiques ont été mises en place pour alléger les factures. Le gouvernement a aussi encouragé la sobriété énergétique. Fin novembre, les prix de l’électricité ont temporairement baissé grâce à une météo clémente et des stocks de gaz élevés. Mais la situation restait fragile. Une vague de froid aurait pu raviver la tension sur le réseau électrique. Cela montrait la vulnérabilité persistante du système énergétique européen.

FAQ sur l’actualité de l’électricité et du gaz naturel

Prix du gaz en Europe

Quels sont les prix du gaz naturel en janvier 2026 ?

Au 09 janvier 2026, le prix du PEG (Point d’Échange Gaz) s’établit à :
26,79 €/MWh pour une livraison en janvier 2026 (M+1)
25,81 €/MWh pour le deuxième trimestre 2026 (Q+1)
23,98 €/MWh pour 2026-7 (Y+1)
22,83 €/MWh pour 2028 (Y+2)
21,99 €/MWh pour 2029 (Y+3)

Quels sont les prix des contrats d’électricité en janvier 2026 ?

Au 12 janvier 2026, le prix du MWh d’électricité est fixé à 139,77 € sur le marché de gros (Spot).

Le prix de l’électricité va-t-il baisser en 2026 ?

Les prix de gros ont reculé en fin 2025 sous l’effet de la détente sur le gaz, mais la fin de l’ARENH change la donne en 2026. Les consommateurs seront directement exposés au marché, plus volatil. Le développement de l’éolien et du solaire contribue à stabiliser le système, mais la hausse de la demande et les incertitudes géopolitiques maintiennent une pression sur les prix à moyen terme.

Le prix du gaz naturel va-t-il diminuer en 2026 ?

Oui, la tendance reste orientée à la baisse. Le contrat CAL26 s’échange autour de 28 €/MWh début 2026, soit une poursuite de la décrue amorcée fin 2024. L’offre mondiale de GNL continue de s’élargir grâce aux États-Unis et au Qatar, tandis que la demande européenne reste modérée. À moyen terme, les prix pourraient se stabiliser entre 23 et 25 €/MWh selon les projections à horizon 2030.

Marché et indices du gaz

Quel est l’impact de la fin de l’ARENH sur les prix en 2026 ?

L’ARENH a pris fin le 31 décembre 2025. Il est remplacé par le Versement Nucléaire Universel (VNU), avec un prix moyen visé autour de 70 €/MWh sur 15 ans. Ce mécanisme cherche à concilier rentabilité du parc nucléaire et protection des consommateurs : si les prix de gros flambent, une redistribution partielle des revenus d’EDF sera prévue.

Quelle différence entre les prix spot et les prix baseload ?

Les prix spot concernent les livraisons immédiates et sont très volatils, sensibles à la météo ou aux incidents. Les prix baseload, à terme, couvrent les livraisons futures et reflètent les tendances du marché, essentiels pour sécuriser l’approvisionnement des entreprises.

Pourquoi le prix du CO2 impacte-t-il les prix de l’électricité ?

Les producteurs d’électricité fossile doivent acheter des quotas de CO2 pour chaque tonne émise. Ce coût se répercute sur les prix de gros. Quand le prix du CO2 augmente, les centrales thermiques deviennent plus coûteuses, ce qui fait monter l’électricité. À l’inverse, une baisse du CO2 réduit les coûts de production et exerce une pression à la baisse sur les prix.

Stratégie pour les entreprises

Comment les entreprises peuvent-elles se protéger contre la volatilité des prix de l’énergie ?

Face à la fin de l’ARENH et à l’exposition aux prix de marché, plusieurs stratégies sont clés. L’achat à terme sécurise les volumes et protège contre les pics spot. Faire appel à un courtier optimise la stratégie, anticipe la réglementation et négocie les meilleures conditions. La diversification énergétique, comme l’autoconsommation solaire ou biogaz, réduit la dépendance aux marchés. Un suivi actif des tendances permet d’ajuster les achats au bon moment. Enfin, améliorer l’efficacité énergétique reste le levier le plus rentable pour maîtriser ses coûts.

Influence de l’actualité géopolitique sur le marché du gaz

La Russie exporte-elle encore son pétrole ?

Oui. Malgré les sanctions, la Russie expédie encore près de 4,2 Mb/j, essentiellement vers la Chine et l’Inde (75% des volumes). Ces pays profitent de tarifs préférentiels et ne prévoient pas de réduire leurs achats à court terme, malgré la pression diplomatique américaine.

Qu’est ce que la crise énergétique de 2022 ?

La crise énergétique de 2022 a provoqué une forte hausse des prix en Europe. La guerre en Ukraine et la baisse de production nucléaire en France ont créé une pénurie. Les coûts de l’électricité et du gaz ont fortement augmenté, impactant entreprises et ménages. Des mesures d’urgence ont été mises en place pour y faire face.

Qu’est-ce que l’OPEP+ et pourquoi ses décisions impactent-elles les prix de l’énergie ?

L’OPEP+ (OPEP et alliés, dont la Russie) contrôle 40 % de la production mondiale. Ses décisions influencent directement les prix du pétrole. En octobre 2025, le groupe a augmenté sa production de 137 000 barils/jour, après avoir ajouté 2,5 millions depuis avril pour reconqu