entete
Accueil > Blog > L’EPR de Flamanville : une odyssée nucléaire aux enjeux colossaux

L’EPR de Flamanville : une odyssée nucléaire aux enjeux colossaux

L’EPR de Flamanville est le fleuron de la nouvelle génération de réacteurs nucléaires français, malgré un parcours semé d’embûches. Lancé en 2007, ce réacteur de nouvelle génération combine haute puissance et sécurité renforcée. Initialement prévu pour 2012, ce projet a connu de nombreux retards, des problèmes techniques et une explosion des coûts, désormais évalués à environ 23,7 milliards d’euros aux conditions économiques de 2023, selon la Cour des comptes. Pourtant, l’EPR de Flamanville reste crucial pour l’avenir énergétique de la France. Mis en service et couplé au réseau fin 2024, le réacteur a connu en 2025 une montée en puissance jalonnée d’essais, d’arrêts programmés et de paliers à 60%, 80% puis 100% de puissance. Découvrons les enjeux de ce chantier stratégique pour la transition énergétique.

Bannière mail newsletter marché

Comment fonctionne l’EPR de Flamanville ?

L’EPR (European Pressurized Reactor) est un réacteur nucléaire de troisième génération. Il est conçu pour améliorer la sécurité et l’efficacité des centrales nucléaires.
Développé par Areva (désormais Framatome) et EDF, il possède une puissance brute de 1 650 MW. Il vise à produire environ 13 TWh d’électricité par an. Cela correspond à la consommation d’environ 1,5 million de Français. Comparé aux réacteurs plus anciens, l’EPR bénéficie de dispositifs de sûreté renforcés, incluant une meilleure résistance aux accidents graves.

En pratique, la puissance exploitée de Flamanville 3 est désormais annoncée à 1 585 MW pour la période 2026-2031. Cela tient à un rendement final inférieur aux attentes initiales. Le réacteur a toutefois pu atteindre ponctuellement une puissance brute d’environ 1 669 MWe fin 2025.

Quels sont les différences entre un EPR et les réacteurs nucléaires de deuxième génération ?

La différence entre un réacteur nucléaire EPR (European Pressurized Reactor) et un réacteur de deuxième génération repose sur les avancées technologiques. Ces avancées concernent la sûreté, l’efficacité et la gestion des déchets. L’EPR a une puissance électrique nette d’environ 1 650 MW. Celle-ci est supérieure à celle des réacteurs de deuxième génération, qui varient entre 880 et 1 500 MW en France. En termes de rendement, l’EPR atteint 37,9 %. Les réacteurs de deuxième génération affichent un rendement d’environ 33 %.

L’EPR consomme moins d’uranium que les autres génération de réacteur

L’EPR de Flamanville est également plus efficace en matière de consommation de combustible. Il utilise entre 7 et 15 % d’uranium en moins par kilowattheure produit. De plus, il génère environ 10 % de déchets à vie longue en moins par kilowattheure. Cet avantage est significatif pour la gestion des déchets nucléaires.

L’EPR a une meilleure longévité et capacité d’évolution technique

Les réacteurs de deuxième génération, développés dans les années 1970 et 1980, forment la majorité des réacteurs en service aujourd’hui. Ces réacteurs utilisent soit de l’eau pressurisée, soit de l’eau bouillante. Ils offrent une sûreté de base, nécessitant une surveillance constante pour éviter tout accident. Les ingénieurs conçoivent ces réacteurs pour une durée de vie initiale de 30 à 40 ans. Certaines mises à niveau peuvent prolonger leur fonctionnement jusqu’à 60 ans.

De son côté, l’EPR de Flamanville est conçu pour une durée de vie minimale de 60 ans. Le réacteur intègre dès sa création la possibilité de faire des mises à jour technologiques au fil du temps. Cela permet de prolonger sa durée de vie initiale. De plus, l’EPR offre une flexibilité dans l’utilisation du combustible. Il peut fonctionner avec jusqu’à 100 % de combustible MOX recyclé. Ce qui l’avantage aussi pour utiliser les nouveaux combustibles qui pourraient être produit dans le future.

Principe de fonctionnement d’une centrale nucléaire avec aéroréfrigérant – Droits d’auteur : IRSN1

L’EPR permet d’avoir des centrales nucléaires plus sûres

La troisième génération de réacteur nucléaire représente une avancée majeure en matière de sûreté. L’EPR est conçu pour mieux résister aux accidents graves. Il s’appuie sur des systèmes de sécurité redondants. Cela inclut des barrières de protection multiples. Un système de récupération du corium est prévu en cas de fusion du cœur. Le réacteur dispose également de quatre trains de sauvegarde indépendants. Il est protégé par une double enceinte de confinement en béton de 2,6 mètres d’épaisseur. Ces dispositifs renforcent la protection face aux incidents. Ils permettent aussi de mieux résister aux agressions externes, comme les chutes d’avions et les séismes.

L’histoire du projet de l’EPR de Flamanville

L’histoire de l’EPR de Flamanville est jalonnée de retards et de défis techniques. Elle comporte également des enjeux stratégiques pour l’avenir énergétique de la France. Voici un récapitulatif des grandes dates marquant ce chantier emblématique.

1992-2005 : Les débuts du concept EPR

  • 1992 : Le projet de l’EPR (European Pressurized Reactor) prend forme au sein d’une collaboration franco-allemande entre Framatome (France) et Siemens (Allemagne). L’objectif est de concevoir un réacteur de troisième génération, plus sûr et plus performant.
  • 2005 : Après des années de développement, le premier EPR français est autorisé à Flamanville, dans la Manche. Sa mise en service était initialement prévue pour 2012.

2007 : Début des travaux

Décembre 2007 : EDF lance officiellement la construction du réacteur EPR de Flamanville. Le chantier commence avec un budget initial de 3,3 milliards d’euros. L’objectif est de produire une électricité décarbonée pour le réseau national grâce à ce réacteur de pointe.

2010 : Premiers retards et difficultés

Les premiers retards importants se manifestent en raison de difficultés liées aux travaux de bétonnage. Ils concernent également la construction de la dalle du bâtiment réacteur. Le calendrier commence déjà à s’allonger.

2011 : L’impact de Fukushima

Mars 2011 : la catastrophe nucléaire de Fukushima au Japon impose une réévaluation des normes de sécurité nucléaire. Cette révision concerne l’ensemble du monde, y compris la France. Cela conduit à des modifications importantes dans la conception de l’EPR, retardant ainsi davantage les travaux.

Fukushima nuclear power plant

 Source : Earthquake and Tsunami damage-Dai Ichi Power Plant, Japan

2014 : Découverte d’anomalies sur la cuve

Un coup dur pour le projet lorsque l’on découvre des anomalies sur la cuve du réacteur, un composant essentiel. Cela entraîne des contrôles supplémentaires et des discussions avec l’Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN), retardant encore le chantier.

2015 : Les retards s’accumulent

Septembre 2015 : En raison des difficultés rencontrées, EDF repousse la mise en service à 2018. Ils revoient les coûts à la hausse, atteignant près de 10 milliards d’euros.

2018 : Problèmes de soudures

Alors que la mise en service semble proche, Les techniciens détectent de nouvelles anomalies. Ils doivent réparer des soudures non conformes sur le circuit secondaire. Ces réparations nécessitent un travail lourd et provoquent un nouveau report de la date de mise en service.

En parallèle, EDF met en place un plan de sauvetage et reprend la branche réacteurs nucléaires d’Areva. Cette décision vient après les nombreux déboires de l’EPR finlandais conçu par TVO et Areva. Ces derniers s’accusent mutuellement d’être responsable des retards et surcoûts de ce réacteur.

2020-2023 : Coûts explosés et nouveaux retards

  • 2020 : EDF annonce que la mise en service ne pourra pas avoir lieu avant fin 2022. Les réparations sur les soudures défectueuses sont toujours en cours.
  • 2022 : EDF revoit son calendrier et fixe la mise en service à 2024. Le budget global dépasse désormais 13 milliards d’euros, presque quatre fois le coût initial.
  • 2023 : Les équipes ont effectué des tests complémentaires et obtenu des validations réglementaires. Elles maintiennent l’objectif de mise en service pour fin 2024 malgré les incertitudes.

2024 – 2025 : Première divergence et connexion au réseau

Après un retard de 12 ans, l’Autorité de sûreté nucléaire autorise la mise en service de l’EPR de Flamanville le 7 mai 2024. Le 15 mai, EDF finalise le chargement du combustible nucléaire. La première réaction en chaîne, appelée « divergence », démarre début septembre 2024.

EDF a couplé le réacteur EPR au réseau électrique en décembre 2024, marquant le début de sa phase d’essais en exploitation. En 2025, le réacteur monte en puissance par paliers successifs : 25 %, 60 %, 80 %, puis 100 %. Les équipes programment de nombreux arrêts pour contrôles, réglages et maintenance des nouveaux équipements.

Actualités récentes de l’EPR de Flamanville

Février 2025 : Mise en garde de la Cour des comptes sur les futurs EPR

Début février 2025, la Cour des comptes alerte sur les incertitudes du programme de construction de six réacteurs nucléaires EPR2 en France. Elle estime que le pays est « loin d’être prêt » à concrétiser ce projet. La Cour recommande de retarder la décision finale d’investissement.

Le rapport recommande d’attendre que le financement soit sécurisé et que les ingénieurs réalisent des études de conception approfondies. Les experts ont révisé le coût estimé des six réacteurs à 67,4 milliards d’euros en 2023, contre 51,7 milliards en 2022.

La rentabilité du projet est jugée « médiocre ». Les difficultés rencontrées avec l’EPR de Flamanville, dont le coût pourrait atteindre près de 23,7 milliards d’euros, pèsent sur cette évaluation.

EDF souligne que la compétitivité du programme dépendra d’accords avec l’État et la Commission européenne sur le financement.

Parallèlement, l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) a autorisé EDF à poursuivre la montée en puissance du réacteur EPR de Flamanville au-delà de 25 %.
Cette décision, fondée sur des essais concluants, marque une nouvelle étape vers l’atteinte de sa pleine puissance, prévue initialement pour l’automne 2025.

Mars 2025 : Incident technique sur le site de Flamanville

Fin mars 2025, EDF signale une fuite de vapeur d’eau radioactive sur le réacteur n°1 de la centrale de Flamanville (à ne pas confondre avec l’EPR). L’incident, classé au niveau 1 sur l’échelle INES, entraîne un report du redémarrage de ce réacteur du 5 avril au 5 mai pour réparation.

La fuite, estimée à 1 000 litres/heure, est contenue sans impact sur l’environnement ni la sécurité, selon EDF et l’Autorité de sûreté nucléaire.

Avril 2025 : Maintenance et reconnexion de l’EPR

L’EPR de Flamanville connaît en avril 2025 plusieurs phases d’arrêt et de redémarrage, conformément au processus normal de mise en service d’un réacteur nucléaire. Mi-avril, EDF reporte brièvement le redémarrage jusqu’au 17 avril pour des interventions de maintenance dans la zone nucléaire.

L’EPR est ensuite reconnecté au réseau avec une puissance initiale de 90 MW sur 1 620 MW potentiels. EDF précise que cette montée en puissance progressive de l’EPR de Flamanville se déroule par paliers successifs, nécessitant plus de 1 500 critères de sûreté et plusieurs arrêts planifiés.

Fin avril, après un bref arrêt dû au déclenchement des protections de l’alternateur, les équipes reconnectent rapidement le réacteur. Cependant, le calendrier de montée en puissance allait connaître de nouveaux retards dans les mois suivants.

Juin-Octobre 2025 : Arrêt prolongé pour maintenance des soupapes

Le 19 juin 2025, l’EPR de Flamanville est mis à l’arrêt pour des opérations d’essais de mise en service, classiques pour de nouvelles installations nucléaires. Début juillet, EDF découvre un problème d’étanchéité sur des soupapes du pressuriseur, ce qui prolonge l’arrêt au-delà de ce qui était initialement prévu.

En août 2025, face à l’ampleur des opérations de maintenance nécessaires, EDF annonce officiellement le report de l’atteinte de la pleine puissance. L’échéance, initialement espérée avant la fin de l’été 2025, a été décalée à « avant la fin de l’automne », soit avant le 21 décembre 2025.

Octobre 2025 : Redémarrage et nouvelle phase d’essais

Dans la nuit du 15 au 16 octobre 2025, à 00h33, l’EPR de Flamanville redémarre après quatre mois d’arrêt, un jour plus tôt que prévu. Cette reprise marque le début d’une nouvelle phase d’essais avec une montée en puissance progressive par paliers.

EDF prévoit de poursuivre les essais avec « une remontée progressive jusqu’au palier de 60% de puissance puis au palier de 80% de puissance ». Le franchissement du seuil de 80% nécessitera l’accord préalable de l’Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection (ASNR). Dans les jours suivant le redémarrage, EDF mène des essais avec variation de puissance à 75 MW.

Par ailleurs, EDF a revu à la baisse la puissance maximale prévue pour Flamanville 3. Pour la période 2026-2031, l’électricien a retenu une hypothèse de puissance maximale ramenée à 1 585 MW, au lieu des 1 620 MW initialement annoncés auprès de REMIT (le règlement européen sur l’intégrité et la transparence des marchés de l’énergie).

Novembre-décembre 2025 : passage à 80% puis 100% de puissance

Le 11 novembre 2025, Flamanville 3 atteint pour la première fois 80 % de sa puissance nominale. Cette réussite confirme les essais au palier de 60 % et ouvre la voie à la pleine puissance. EDF maintient son objectif d’atteindre 100 % de puissance « d’ici la fin de l’automne ».

Le 14 décembre 2025 à 11h37, l’EPR de Flamanville 3 atteint sa pleine puissance, soit environ 1 669 MWe de puissance électrique brute. Cette étape fait suite à l’accord donné le 12 décembre par l’ASNR pour dépasser le palier de 80 %. Il s’agit d’une étape historique pour le parc nucléaire français, marquant l’entrée en pleine exploitation industrielle de ce réacteur de troisième génération.

Cette phase de pleine puissance sera suivie en 2026 d’un arrêt long d’environ 350 jours. Cet arrêt permet une visite complète réglementaire environ 30 mois après le premier chargement de combustible, incluant des inspections approfondies et un rechargement du cœur.

Les défis et retards de l’EPR

Plusieurs facteurs ont contribué aux retards successifs :

  • Problèmes de construction et de sécurité : Les exigences de sûreté nucléaire après l’accident de Fukushima ont entraîné des modifications dans la conception.
  • Soudures défectueuses : En 2018, les ingénieurs ont découvert des défauts dans les soudures du circuit secondaire principal, ce qui a provoqué de nouveaux retards.
  • Complexité technique : Le projet EPR, avec ses technologies avancées, a nécessité que les équipes apportent des ajustements techniques imprévus tout au long du chantier.

À ces éléments s’ajoutent désormais les aléas rencontrés lors de la phase d’essais en 2025 (problèmes d’étanchéité de soupapes, rendement légèrement inférieur aux prévisions), qui ont conduit EDF à adapter son calendrier de montée en puissance et ses hypothèses de production pour les premières années d’exploitation.

Coût et impact sur le marché de l’électricité

Le budget initial de 3,3 milliards d’euros a explosé, et les dernières évaluations de la Cour des comptes font désormais état d’un coût total de l’ordre de 23,7 milliards d’euros en euros 2023 pour Flamanville 3, soit près de sept fois le devis de départ. Ce niveau de surcoût en fait l’un des projets les plus coûteux de l’histoire du nucléaire en France et pèse dans l’analyse économique des futurs EPR2.

Ce coût ne se limite pas à la seule construction : il intègre également les dépenses liées à la longue phase de mise en service et d’essais avant l’exploitation commerciale à pleine puissance, ainsi que les charges financières associées.

Projets d’EPR à venir

Le modèle EPR de Flamanville n’est pas unique. Plusieurs autres projets d’EPR sont en cours de développement, notamment à Hinkley Point en Angleterre. La France envisage également la construction de six nouveaux EPR pour renforcer son parc nucléaire d’ici 2050, en réponse aux objectifs de décarbonation de l’énergie.

Le modèle EPR de Flamanville n’est pas unique. Plusieurs autres projets d’EPR sont en cours de développement, notamment à Hinkley Point en Angleterre. La France envisage également la construction de six nouveaux EPR2 pour renforcer son parc nucléaire à l’horizon 2050, même si la Cour des comptes souligne de fortes incertitudes sur les coûts, les délais et le financement de ce programme.

Les enseignements tirés de Flamanville 3 en particulier sur la maîtrise des coûts, la gestion des risques industriels et l’organisation de la filière sont désormais au cœur des discussions entre l’État, EDF et les régulateurs pour sécuriser le déploiement de cette nouvelle série de réacteurs.

FAQ sur l’EPR de Flamanville

Exploitation et performances de l’EPR

Quand l’EPR de Flamanville a-t-il été mis en service ?

EDF a mis en service l’EPR de Flamanville en décembre 2024, après 17 ans de chantier et 12 ans de retard sur le calendrier initial.

Quelle est la puissance de l’EPR de Flamanville ?

L’EPR de Flamanville possède une puissance brute de 1 650 MW et vise à produire environ 13 TWh d’électricité par an, soit l’équivalent de la consommation d’environ 1,5 million de Français.

Quand l’EPR de Flamanville atteindra-t-il sa pleine puissance ?

L’EPR a redémarré le 16 octobre 2025 après un arrêt de quatre mois pour maintenance et a atteint pour la première fois 100% de puissance nucléaire le 14 décembre 2025, en produisant 1 669 MW de puissance électrique brute. Pour les années 2026 à 2031, EDF retient toutefois une puissance maximale de fonctionnement de 1 585 MW, au lieu des 1 620 MW initialement annoncés, en raison d’un rendement finalement inférieur aux prévisions.

Pourquoi l’EPR de Flamanville connaît-il des arrêts fréquents ?

Ces arrêts font partie du processus normal de montée en puissance d’un nouveau réacteur nucléaire. Ils permettent d’effectuer des tests, des ajustements et des vérifications de sécurité avant d’atteindre la pleine puissance.

Sécurité et coût du projet

L’EPR est-il plus sûr que les réacteurs nucléaires précédents ?

Oui, l’EPR intègre des systèmes de sécurité renforcés, notamment des barrières de protection multiples, un système de récupération du corium en cas de fusion du cœur, et une double enceinte de confinement en béton de 2,6 mètres d’épaisseur.

Combien a coûté la construction de l’EPR de Flamanville ?

Le coût total est estimé entre 20,4 et 23,7 milliards d’euros selon la Cour des comptes (janvier 2025). Soit près de sept fois le budget initial de 3,3 milliards d’euros.


  1. https://recherche-expertise.asnr.fr/savoir-comprendre/surete/fonctionnement-dun-reacteur-nucleaire ↩︎