27/09/2017

L’ Ademe vante les atouts de la performance énergétique

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L’ Ademe ( Agence De l’Environnement et de la Maitrise de l’Energie) a invité mardi les industriels à marier efficacité énergétique et performance économique, estimant qu’ils ont un potentiel d’amélioration énergétique de 20% d’ici 2035, grâce aux outils numériques et au développement de l’effacement électrique.

A l’occasion de son colloque Energie Industrie, l’Ademe a mis en avant les atouts de la performance énergétique et environnementale. « la performance énergétique et environnementale ne doit pas être considérée comme un frein pour les industriels, mais comme une opportunité » Selon David Marchal, directeur adjoint Productions et Energies durables de l’Ademe. « Performance énergétique et environnementale, ça rime avec performance économique », a-t-il résumé.

En France, l’industrie représente un quart de la consommation nationale d’énergie et un tiers de la consommation d’électricité, a rappelé l’Ademe. Dans la période 1990-2014, ce secteur a diminué de 11% sa consommation énergétique et de 40% ses émissions de gaz à effet de serre. Au-delà de ces progrès, « le secteur industriel peut encore améliorer son efficacité énergétique de 20% en moyenne d’ici 2035 », à périmètre constant, estiment les études de l’Ademe.

Pour y parvenir, l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie préconise de s’appuyer sur la modernisation de l’outil industriel, avec le numérique ou à la robotisation. « Profitons de cette transition, de cette modernisation nécessaire de l’industrie française pour y greffer des investissements en efficacité énergétique », a expliqué David Marchal, en appelant à « jumeler industrie du futur et transition énergétique et écologique ».

« Le numérique crée de l’innovation et de la modernisation mais il faut que la pertinence énergétique, la pertinence écologique soient intégrées dans la prise de décision », a insisté Sylvie Padilla, responsable Entreprises et Dynamiques industrielles de l’Ademe.

L’Ademe a aussi étudié comment développer dans l’industrie les mécanismes d’effacement, consistant à réduire temporairement la consommation d’électricité. Pour rappel, la programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE) a fixé comme objectif pour la France d’atteindre 5 GW de capacité d’effacement en 2018 et 6 GW en 2023, alors que RTE dispose actuellement d’une capacité de 2,5 à 3 GW.

L’étude de l’Ademe montre qu’il y a “un potentiel important” dans l’industrie, en particulier dans 4 secteurs (métallurgie, mécanique, chimie, industrie du papier). Elle montre qu’il y a peu de barrières techniques, mais des freins économiques et organisationnels.

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Emilie Kerebel

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